Le grade

Les ceintures de couleurs ont été inventées en Angleterre au milieu des années 1920 puis introduites en France par le professeur Mikinosuke Kawaishi en 1935. Ce dernier a très vite compris l’intérêt pédagogique lié à cette graduation, très vite copiée par d’autres sports. En effet, précédemment au Japon le débutant portait le grade de ceinture blanche et après environ 10 années de formation il pouvait se présenter à l’examen en vue de l’obtention de la ceinture noire.

Les ceintures symbolisent la progression de l’élève et sont délivrées par le professeur jusqu’à la ceinture marron. Ensuite, un examen officiel permet d’obtenir la prestigieuse ceinture noire. Aujourd’hui, le Judo français en compte près de 38 000 et plus de 100 000 ont été décernées depuis la création de la Fédération.

Les âges mentionnés n’indiquent bien évidemment pas une “obligation” d’obtenir telle ceinture à tel âge, mais un âge minimum pour atteindre ce grade. L’enseignant a toute latitude pour accélérer les progressions en grade d’un élève méritant et qui a commencé à pratiquer après 6 ans ou éventuellement pour “retarder” celle d’un élève jugé moins performant que les camarades de son cours.
A partir de la ceinture noire ou 1er dan, les grades ne sont plus délivrés au sein du club par les professeurs mais par la Commission Spécialisée des Dan et Grades Equivalents (CSDGE) de la FFJDA.

La couleur de ceinture portée par l’apprenti judoka est bien plus qu’un simple niveau technique de compétence atteint. Le grade représente un tout reflétant 3 aspects:

– SHIN  l’état d’esprit

– GHI la technique

– TAÏ l’efficacité.

Ces 3 composantes du grade sont présentes à tous les niveaux, de la ceinture blanche à la ceinture rouge-blanche, la ceinture noire quant à elle reflète l’accession à un premier niveau significatif dans cette progression.